01 juin 2007
France 24 interviewe Robert Fisk
France 24 a interviewé Robert Fisk sur le Liban et sur sa rencontre avec Ben Laden.
C'est visible sur ce lien.
AR éditions
Un article de Fisk de la semaine dernière traduit en français
De nombreux morts des deux cotés dans le "bourbier libanais". A Nahr el Bared, l'armée libanaise et le Fatah-al Islam se sont affrontés avec force.
AR éditions
Pour retrouver tous les éditoriaux de Robert Fisk en anglais
Il suffit d'aller sur le site du journal The Independent qui l'emploie. Vous y trouverez une page sur votre journaliste préféré.
AR éditions
La revue mouvements parle de nous
La revue belge Mouvements possède une page très complète sur le Liban et vous y trouverez un article de Robert Fisk sur le sujet.
AR éditions
Retranscription du Chat le Monde
Chat
Robert Fisk : "Les insurgés veulent une solution négociée en Irak"
LEMONDE.FR | 26.03.07 | 15h03 • Mis à jour le 29.03.07 | 20h35
L'intégralité du débat avec Dans un chat au Monde.fr, jeudi 29 mars, Robert Fisk, correspondant de "The Independant" au Proche-Orient et auteur de "Liban, nation martyre", A&R - Panama, annonce qu'il a reçu du "plus grand parti de l'insurrection en Irak" un plan de paix en cinq points., jeudi 29 mars, à 11 h .
atia
: Quelles leçons tirez-vous du sommet de Riyad où les pays arabes ont
essayé de relancer l'initiative de paix avec Israël qu'ils avaient
adoptée en 2002 à Beyrouth ?
Robert Fisk : C'est une bonne idée. Mais vraiment, comme toujours, je suis désolé de dire qu'Israël n'a pas accepté. C'est un mystère pour moi de comprendre pourquoi Israël n'a pas accepté l'initiative en 2002. Vraiment, cela donne à Israël la sécurité et la reconnaissance de la plupart des pays arabes. Mais le roi Abdallah d'Arabie saoudite est très angoissé car il pense que l'occupation américaine en Irak perturbe toute la région, et je pense que les Saoudiens veulent une résolution entre les Palestiniens et les Israéliens maintenant, avant que la grande tempête n'arrive de Mésopotamie.
Joker : Comment l'Arabie saoudite peut-elle refaire exactement la même proposition qu'en 2002, sans en changer un iota, et en affirmant que cette proposition est non négociable ?
Robert Fisk : Pour moi, je ne comprends pas comment c'est possible de changer leur initiative de paix, parce qu'elle inclut la résolution 242 des Nations unies, et je pense que les Saoudiens refuseront d'accepter un retrait par Israël qui ne revienne pas aux frontières internationales. Mais il faut comprendre que toutes les initiatives sont négociables. Tout le monde dit "notre proposition est non négociable", mais la vérité c'est ce que c'est seulement une position au commencement des pourparlers.
tryert : Pensez-vous que le plan proposé par la Ligue arabe (frontières de 1967 contre reconnaissance de l'Etat d'Israël) soit acceptable pour le Hamas et Israël ?
Robert Fisk : Nous savons bien qu'Israël veut garder ses colonies près de Jérusalem. Et il y a deux ans, le président Bush a accepté que "there are facts on the ground" (il y a des faits indéniables). Il voulait dire par là que les grande colonies existent et qu'il faudra que les Israéliens et les Palestiniens décident d'un échange de territoires dans le Néguev. Mais maintenant, nous avons besoin de regarder le nouveau gouvernement palestinien, car si les Israéliens refusent encore de parler avec la coalition palestinienne, il n'y a rien à discuter.
Graphisto : Quelles sont les probabilités de paix aujourdhui ? Ehoud Olmert est-il à la hauteur ?
Robert Fisk : Après la guerre de l'été dernier au Liban, Ehoud Olmert a montré sa faiblesse. La plupart des Israéliens ne le soutiennent plus. C'est toujours la même histoire : quand nous avons une chance pour la paix, nous découvrons que le gouvernement israélien est très faible et, quand le gouvernement d'Israël est très fort, nous découvrons qu'il y a une grande crise dans le gouvernement palestinien. Je répète que ce j'ai écrit dans un article dans mon journal il y a deux semaines, que nous avons besoin d'un gouvernement américain prêt à jouer un rôle neutre au Moyen-Orient. Mais aussi longtemps que les Etats-Unis insisteront pour protéger Israël d'abord et pour placer les Arabes au second rang, il n'y aura pas de paix possible.
Pedro : Etes-vous favorable à moins de proximité dans les relations entre les Etats-Unis et Israël ? Faut-il que la stratégie américaine soit moins sensible aux demandes israéliennes ?
Robert Fisk : Commençons par le discours de M. Obama. Il a dit il y a une semaine que la première priorité pour les Etats-Unis au Moyen-Orient, c'est la sécurité d'Israël. Pourquoi n'est-il pas possible pour lui de dire que la priorité, c'est la sécurité de tous les pays de la région, y compris Israël ? Pourquoi est-il toujours nécessaire d'avoir un interlocuteur valable qui dise "je suis neutre", mais aussi "je suis du côté d'Israël" ? Il y a beaucoup d'Israéliens qui veulent un vrai interlocuteur qui comprenne le besoin d'avoir une résolution juste du conflit. Mais tant que les Etats-Unis acceptent l'extension des colonies juives sur le territoire arabe, je ne vois pas comment il est possible d'avoir un Etat palestinien.
Ours : Pensez vous que le Liban puisse sortir de la crise dans laquelle il s'enfonce ?
Robert Fisk : Oui. J'ai dit de nombreuses fois que si les Libanais sont prêts à donner leur confiance aux Libanais, et non aux Etats-Unis, l'Iran, Israël, la France et tous les autres pays étrangers, peut-être que nous aurons une paix permanente. Mais après une résolution – si M. Siniora revient d'Arabie saoudite avec une solution –, il sera nécessaire pour le gouvernement libanais de répondre à la révolution sociale dans le sud du Liban. Car en réalité, le Hezbollah ne représente pas seulement une milice ou un mouvement politique, mais un peuple qui a été opprimé pendant de nombreuses décennies par le gouvernement central. Il est nécessaire au Liban de mieux redistribuer les richesses du pays. Maintenant, les Iraniens veulent utiliser le Hezbollah pour déclarer que le gouvernement de Siniora est une marionnette des Etats-Unis. Et les Etats-Unis veulent dire que le Hezbollah est un mouvement favorable à un coup d'Etat contre la "démocratie" au Liban. Il nous faut prendre nos distances avec les deux versions. Le problème est interne au Liban.
Corentin
: Selon vous, qui détient la plus grande responsabilité dans la
détérioration de la situation au Liban ? Les Etats-Unis et la France ?
l'Iran ? Israël ? le Hezbollah ? Les "zaïms" (chefs de clans) du gouvernement qui s'accrochent à leur pouvoir?
Robert Fisk : Pour moi, comme toujours, ce sont les pays étrangers. Mais il n'est pas possible pour les Libanais de toujours dire : "nos problèmes viennent seulement des autres". En fait, c'est la France qui a créé le Grand Liban – le travail du général Henri Gouraud – comme un Etat confessionnel. Et aussi longtemps que le Liban sera un Etat confessionnel, il sera impossible pour le Liban d'être un Etat moderne. Mais le paradoxe, c'est que si l'Etat du Liban n'est pas confessionnel, il n'y aura plus de Liban. Parce que son identité, c'est le confessionnalisme. C'est la tragédie de ce petit pays.
Ramzi : Pourquoi le général Aoun s'est-il allié au Hezbollah ? Le voyez-vous comme président de la République ? Si oui, qu'en pensez-vous ?
Robert Fisk : J'ai écrit de nombreuses fois dans mon journal, The Independent
de Londres, que le général Aoun est messianique. Souvenez-vous ce qu'il
pensait, pendant sa guerre contre les Syriens il y a seize ans : il
était le général de Gaulle ou Napoléon. Vraiment, il a perdu sa guerre.
Un jour, il m'a dit que son ennemi, Selim El Hoss, qui était le premier
ministre à cette époque, était Judas. Je demande au général Aoun : "Et si M. Hoss est Judas, vous êtes qui ?"
En fait, je pense que pendant son exil à Paris, le général Aoun ne
savait pas ce qui se passait au Liban. Par exemple, la reconstruction
de Beyrouth par Rafic Hariri. Il a retrouvé Beyrouth comme il l'a
quittée, comme un homme angoissé, avec un besoin de revanche. Et
maintenant, oui, vraiment je pense qu'il croit que c'est possible pour
lui d'accéder à la présidence. Mais le Hezbollah est trop intelligent
pour avoir un renégat comme Aoun comme président. Il préfère un homme
plus docile, comme par exemple le gouverneur de la banque centrale, M.
Salameh, peut-être.
Elie : Pensez-vous qu'on aura une troisième guerre du Liban ?
Robert Fisk : Après l'assassinat de M. Hariri – et j'étais à 400 mètres de la bombe qui l'a tué –, je croyais que les fosses communes du Liban s'ouvriraient et que les fantômes de la guerre civile arriveraient encore à nous tourmenter. Mais la jeunesse du Liban, et spécialement la jeunesse éduquée à l'étranger, ne s'intéresse pas au confessionnalisme. Après les violences de janvier dont nous avons été témoins, quand j'ai personnellement vu des milliers de musulmans se combattre, quand les sunnites ont montré un grand portrait de Saddam Hussein pour provoquer les chiites, et quand, près de l'université arabe, j'ai vu pour la première fois après la guerre civile les milices combattre dans les rues de Beyrouth avec leurs fusils, j'avais vraiment peur que la guerre civile ne revienne. Maintenant, je connais bien deux familles chiites qui ont quitté leur domicile en zone sunnite. Et il y a deux semaines, dans le petit village arménien chrétien d'Andjar, ils ont découvert des affiches vertes qui disent : "Quittez votre domicile, cette terre appartient aux musulmans". Maintenant, il y a 400 soldats de l'armée libanaise dans le village pour protéger les Arméniens. Cet événement montre bien la fragilité du Liban aujourd'hui.
Scampee : Quelle serait, selon vous, la meilleure solution pour l'Irak ? Conserver l'unité de ce pays multiculturel ? Créer trois entités indépendantes ? ou une autre solution ?
Robert Fisk : C'est le même problème que nous avons au Liban. Et j'ai écrit la même chose dans mon nouveau livre sur l'histoire du Liban, Nation martyre. L'Occident aime toujours diviser l'Orient. Regardez les cartes qui sont imprimées dans nos journaux. Dans la carte du Liban, les chiites sont toujours situés en bas, les sunnites un peu plus haut, et les sunnites et les maronites à Beyrouth, et les sunnites à Tripoli. Nous créons les mêmes cartes pour l'Irak : les chiites en bas, le "triangle sunnite" (ou un octogone !), et puis les Kurdes. Nous aimons toujours regarder l'Orient comme une collection de tribus. Mais jamais je n'ai vu une carte confessionnelle d'Aulnay-sous-Bois, ou de Marseille, ou de toutes les banlieues de Paris, ou de Birmingham, en Angleterre. Parce que notre grande civilisation est unifiée et forte. Vous voyez ce que je veux dire ? Pendant la guerre entre l'Iran et l'Irak, 70 % de l'armée irakienne était chiite. Mais ils ne se sont pas mutinés contre leurs camarades sunnites. Je ne pense pas que les Irakiens veulent une guerre civile. Mais quelqu'un veut une guerre civile. Pourquoi ? Pour diviser les Irakiens et détourner l'attention de l'occupation ? Vraiment, les Américains ont besoin de quitter l'Irak. Et vraiment, les Américains partiront d'Irak, mais les Américains ne peuvent pas quitter l'Irak. C'est l'équation qui change le sable en sang. Finalement, les Américains ont besoin de parler directement avec les chefs de l'insurrection. Et le plus grand parti dans cette insurrection a envoyé à mon journal, The Independent, à moi à Beyrouth, ses propositions pour un cessez-le-feu et un retrait américain d'Irak. Ils veulent 1) des négociations directes avec l'ambassadeur américain à Bagdad ; 2) des négociations directes avec le commandant en chef de l'armée américaine en Irak ; 3) ils veulent que le gouvernement américain désavoue le gouvernement irakien de M. Maliki ; 4) ils veulent une réparation financière de tous les dommages infligés à l'Irak depuis 2003 ; 5) ils veulent l'annulation de tous les lois et règlements de Paul Bremer, en particulier ils insistent sur le fait que l'or noir d'Irak appartient au peuple d'Irak, et pas aux étrangers. Je sais bien qu'il est impossible maintenant pour M. Bush de désavouer M. Maliki, mais les déclarations que j'ai reçues montrent bien que les insurgés veulent une solution négociée, pas seulement une victoire militaire.
Scampee : Que pensez-vous de la possible intervention de l'armée turque dans le Nord irakien ?
Robert Fisk : Après un retrait américain, je pense qu'il est très possible que l'armée turque arrive encore dans le nord de l'Irak à contrôler les Kurdes. Leur argument serait qu'ils veulent frapper le PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan). Mais en réalité, ils voudront supprimer la possibilité d'un Etat kurde qui menacerait les secteurs kurdes en Turquie. Malheureusement, les Kurdes sont nés pour être trahis.
André : A votre avis, comment la crise des marines britanniques va-t-elle se résoudre entre Téhéran et Londres ? Allons-nous vers une escalade ? Ou s'agit-il juste d'une tension liée au dossier nucléaire iranien à l'ONU ?
Robert Fisk : Il y a deux mois, les Américains ont arrêté cinq diplomates iraniens dans le secteur kurde d'Irak, à Erbil. Les Iraniens ont insisté pour que les cinq hommes soient libérés. Les Américains ont refusé. Je soupçonne que les Iraniens veulent un échange – les diplomates contre les marines –, mais vraiment il est impossible de considérer la capture des marines séparément de la crise nucléaire. Il faut se souvenir que les Iraniens ont enlevé les diplomates américains à l'ambassade à Téhéran en 1980, et ils savent comment utiliser les otages pour obtenir des avantages politiques.
Saïgon : L'Iran nucléaire est-il une menace pour la paix régionale ? Téhéran n'a jamais lancé de guerre contre ses voisins. Qu'en pensez-vous, sachant qu'Israël possède l'arme nucléaire ? Il y aurait ainsi un équilibre.
Robert Fisk : D'après mes informations, Israël possède 262 têtes nucléaires. Je suis fatigué d'entendre toujours les clichés des journalistes, comme : "nous supposons qu'Israël possède des têtes nucléaires". Bien sûr, c'est vrai. Et maintenant passons à l'Iran. Il faut connaître l'histoire de l'industrie nucléaire en Iran. Originalement, c'est le chah – notre policier du Golfe – qui voulait la puissance nucléaire. Et à cette époque, les Américains et les Européens faisaient monter les enchères pour leur offrir des centrales nucléaires. Par exemple l'installation de Bouchehr a été construite par la compagnie allemande Siemens. Quand le chah a visité New York, il a dit dans un entretien sur une chaîne américaine qu'il aimerait posséder une bombe nucléaire "parce que l'Union soviétique et les Etats-Unis en possèdent". Puis il a été reçu par le président Carter à la Maison Blanche sans problème. Après la révolution islamique, j'étais présent quand l'ayatollah Khomeyni a annoncé que les installations nucléaires étaient "le travail du diable". Et il a ordonné la fermeture des intallations. C'est seulement en 1985, après que Saddam Hussein a commencé à inonder les lignes de front iraniennes avec du gaz fabriqué aux Etats-Unis et en Allemagne, que les responsables de l'armée iranienne ont décidé de rouvrir les installations nucléaires, parce qu'ils pensaient que peut-être Saddam Hussein utiliserait l'arme nucléaire lors de sa prochaine attaque. Nous avons oublié ce rappel des faits quand nous avons approché la nouvelle crise en Iran. Bien sûr, M. Ahmadinejad – qui à mon avis est un fou – ne contrôle pas les armes nucléaires en Iran. Ces armes sont contrôlées par des militaires plus sérieux que lui. Et ils savent bien que si l'Iran lance un missile contre Israël, il tuera tous les Palestiniens, et le résultat sera la destruction de Téhéran. Je ne sais pas si vraiment les Iraniens veulent l'arme nucléaire. Mais si j'étais un Iranien, pour ma protection, je voudrais une arme nucléaire. Bien sûr, il y a un pays très dangereux dans la région qui possède l'arme nucléaire et aux frontières de ce pays, il y a beaucoup de talibans et beaucoup de membres d'Al-Qaida, et la capitale de ce pays est dans un état d'anarchie, et le pays s'appelle le Pakistan. C'est la vraie crise pour l'Occident maintenant. Mais parce que notre bon ami, le général Pervez Musharraf, est notre allié dans notre "guerre contre le terrorisme", nous refusons de reconnaître cette menace. Mais bien sûr, nous savons bien que l'Amérique n'attaquera pas le Pakistan, car celui-ci possède la bombe. Et pour la même raison, je vous l'assure, les Etats-Unis n'attaqueront pas la Corée du Nord – parce qu'elle possède la bombe nucléaire.
ClaudeFrancillon : Quels sont les enjeux, selon vous, pour les prochains mois au Proche-Orient ?
Robert Fisk : Je suis heureux que vous parliez de "mois". C'est difficile pour moi de prédire la prochaine semaine... Parce que l'effondrement de la région va si vite qu'il est difficile de répondre de façon certaine. Vraiment la situation en Irak devient de plus en plus grave de jour en jour. Et parce que les Syriens et les Iraniens ne veulent pas maintenant une solution au Liban, la fragilité de ce pays continue. En Israël et en Palestine, je ne vois pas de solution si les colonies continuent de s'étendre sur le territoire arabe. Mais le vrai problème, c'est que nous ne portons aucune attention à la population du Moyen-Orient. Nous portons beaucoup d'attention au pétrole, au territoire, à la terre historique, mais pas au peuple. Par exemple, chaque fois qu'un soldat occidental trouve la mort en Irak, nous publions son nom, son âge, le nom de sa veuve, le nombre de ses enfants. Mais quand des milliers d'Irakiens sont tués, nous n'avons pas idée de leur identité et nous ne publions pas leur nom. Pour nous, ils n'existent pas.
Chat modéré par Philippe Lecœur et Gaïdz Minassian
Amnesty international
Amnesty a
repris un article rédigé par le journaliste Julien Nessi du Figaro.
26 mars 2007
Le rassemblement pour le Liban parle de Robert Fisk
Le rassemblement pour le Liban, parti de Michel Aoun, parle de Robert Fisk et de son livre, Liban, nation martyre sur son site Internet.
http://www.rplfrance.org/index.php?content=presse/070320agences.php
23 mars 2007
Des islamistes sunnites libanais et Al-Qaida menacent la Finul
Le général français Alain Pellegrini, ex-commandant de la Force
intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), pense que les casques
bleus de l'ONU sont menacés par des "groupes islamistes (sunnites) radicaux et des affiliés d'Al-Qaida", présents au Liban ou venant de l'extérieur du pays, plutôt que par le Hezbollah chiite. Il affirme que des islamistes "sont en train de préparer des plans pour porter atteinte à la Finul", mais refuse d'être plus précis. Dans le passé, assure-t-il, des mesures ont été prises pour déjouer certaines actions.
La suite ici
Rendez vous avec Robert Fisk
Chat sur lemonde.fr le Jeudi 29 mars à 11h00
Signature de son livre le Jeudi 29 mars à 18h00 à la Librairie Julliard 229 blvd St Germain
Radio Orient le vendredi 30 mars à 10h30
Radio BFM le vendredi 30 mars à 13h30
Conférence à l'école de Journalisme de Sciences-PO, le Jeudi 29 mars à 17h00 rue Saint Guillaume salle 700
A bientôt avec Robert Fisk
Salon du Livre de Paris, Robert Fisk
Robert Fisk ne sera pas présent au salon du Livre de Paris, mais vous pouvez acheter son livre aux éditions du Panama.
La hall 1 de la porte de Versailles tenant du Labyrinthe et des coursives d'un porte-avions en cas d'alerte, je vous donne l'emplacement exact de leur stand: K148.
Si vous avez de la chance vous y rencontrerez Anne Vaudoyer, notre attachée de presse. Saluez la, offrez lui un café. Au salon du livre, on est debout pendant quatre jours. Pour ne pas la louper, hop, une photo.
Revue de presse de Robert Fisk par Anne Vaudoyer
Anne Vaudoyer, la charmante attachée de presse de A&R, des éditions du Panama et du Diable Vauvert, vient de me faire parvenir les articles que nous avons eu dans la presse. vous les trouverez ci-joints.
Un article de la Liberté (Fribourg, Suisse) daté du 16 mars
Un article dans 20 minutes (Paris, France) daté du 13 mars
Un article dans le Figaro Magazine (Paris, France) daté du 10 mars
Un article dans l'Est Républicain (Metz, france) daté du 10 mars
Pour les voir à la taille réelle, il suffit de cliquer dessus.
A plus tard,
Raphaël
21 mars 2007
La Liberté sur Robert Fisk et Liban, nation martyre
16 mars 2007
Liban, nation martyre extraits du livre de Robert Fisk
Vous trouverez ci-joint le premier chapitre de Liban, nation martyre de Robert Fisk. Si l’envie vous en prend vous pouvez aussi consultez la fiche de Robert Fisk sur Evene, le site culturel, il y a aussi plusieurs extraits sur cet excellent guide culturel sur le net.
Cécile Slanka chez Liana Lévi , Apolline de Malherbe, Camille de Villeneuve

Cécile Slanka a un blog et écrit des lettres de rupture
Apolline est une fille superbe qui adore la politique. Elle vient de publier Politiques cherchent audimat, désespérément
Quelques autres interventions..de Robert Fisk
L’Est Républicain, journal quotidien de Metz parle de nous, les
archives sont payantes, mais je vais essayer de me procurer un scan de l’article
« De
plus en plus de sang sur le sable » ( 10.03.2007 /
Monde ) ![]()
Grand reporter pour le journal
britannique « The Independant », Robert Fisk couvre le
Moyen-Orient depuis plus de trente ans ...
l'article
complet
Et dans un autre registre, Robert
Fisk a été interviewé par Jean-Marc Four dans l’émission : Et
pourtant elle tourne sur France Inter, Mardi 6 mars.
D’où cette belle
photographie. Et ce lien vers Radio Canada, qui a diffusé l’interview.
15 mars 2007
L'intègre parle aux intégristes_
Pas le genre à en faire des
tonnes. Pourtant, Robert Fisk, 61 ans, a vu plus que son quota de guerres, de
morts, de souffrances et de larmes. Comment pourrait-il en être autrement après
plus de trente ans au Proche-Orient ? De l'Iran à l'Irak, en passant par
la guerre du Liban de 1975 à 1991 ou encore l'Afghanistan, Fisk,
« Fisky » comme le surnomment ses amis, est allé partout. De ses
plongées dans le bain bouillonnant des conflits, il a ramené des milliers de
reportages, pour le Times, puis pour l'Independent, quotidiens britanniques de
référence, ainsi que deux pavés d'un millier de pages, La Grande Guerre pour la
civilisation, et, tout juste traduit en français, Le Liban, nation martyre. Il
s'est aussi forgé une réputation sans faille. Celle d'un type absolument
intègre. Super-gonflé, super-doué. Du genre à envoyer trois reportages par jour
au Times au plus fort de la guerre libanaise. Les journalistes du monde arabe,
qui le considèrent quasiment comme le seul reporter occidental
« intègre », l'adulent. Il faut dire qu'il n'a jamais hésité à
critiquer pêle-mêle le soutien américain aux régimes corrompus du monde arabe
et l'indécente mainmise politique et financière de Yasser Arafat sur l'Autorité
palestinienne. Cela lui a valu quelques accusations infondées
d'antiaméricanisme et autant de volées de bois vert de la part du chef de
l'Autorité palestinienne. Et trois convocations-interviews d'Oussama ben Laden
avant les attentats du 11 Septembre 2001. Quand il rencontrait les
journalistes, c'est le chef d'Al-Qaida qui le sollicitait. Pas l'inverse. Au
cours de ces entretiens fleuves, le leader terroriste exposait sa vision
unilatérale du monde. « Il y avait en lui quelque chose d'inquiétant, car
il possédait cette qualité qui distingue les hommes prêts à se battre »,
détaille Fisk. Robert Fisk, c'est un peu une star de la presse écrite comme il
n'en existe plus. Témoin autant qu'acteur des conflits qu'il couvre. Cet été,
pendant la guerre entre Israël et le Hezbollah, il a consigné quotidiennement
ses impressions, sorte de journal, très peu sobrement intitulé Le Liban, nation
martyre Post-scriptum à une tragédie. Il termine avec la certitude de devoir un
jour « écrire un autre paragraphe, un autre chapitre qui tremperont à
nouveau ces pages dans le sang ». Comme si l'air de la guerre devait le
rattraper, inlassablement. Armelle Le Goff
©2006 20
minutes
14 mars 2007
Ils ont parlé de "Liban, nation martyre"
Notre livre n’est
sorti que depuis Jeudi dernier et nous avons la chance d’en entendre
parler…un peu sur Internet.
France Culture
Blog Liban
http://openlebanon.org/modules/xlhd1/index.php?id=44
http://www.protection-palestine.org/article.php3?id_article=4682
Apparemment, Georges Corm parlait de nous. Mais comme son
éditeur est la découverte, et que le précédent livre de Fisk est édité par
cette maison d’édition, la phrase a disparu… Voilà ce qu’on
peut trouver sur Google :
BELLACIAO
- Pourquoi Israël s’acharne sur le Liban - Georges Corm
|
... fait défaut
- même, avec son souci d’exactitude et sa profusion de détails, dans
l’excellent ouvrage de référence de Robert Fisk, Liban Nation Martyre. ... |
Interview de Robert Fisk par le FIGARO Magazine
Selon Robert Fisk, spécialiste du Liban, le drame se joue sans répit.
Il estime que les menaces proviennent moins du Hezbollah que de groupes
sunnites inspirés par al-Qaida.
Installé
à Beyrouth et correspondant de guerre pour le quotidien britannique The Independent, Robert Fisk parcourt le Moyen-Orient depuis
plus de trente ans. La version française de son best-seller, Pity the Nation, vient d'être publiée et
retrace l'histoire tragique du pays du Cèdre *. Selon lui, une chronique de la
destruction de la nation libanaise.
Le Figaro Magazine - Quel est votre avis sur la situation au
Liban aujourd'hui ?
Robert Fisk - Ce qui a été véritablement détruit par la
guerre au Liban, c'est ce sentiment qu'avaient de nombreux Libanais de voir
émerger un Etat indépendant. Un sentiment cruellement sacrifié le jour où les
puissances occidentales ont abandonné ce pays à son sort face aux bombardements
d'Israël à l'été 2006. Le Hezbollah est sorti sensiblement renforcé de
l'épreuve de force et son influence dans le pays est grandissante. Cette guerre
a creusé le fossé entre les chiites et les sunnites et divisé encore plus la
société libanaise. La principale menace aujourd'hui au Liban, c'est le risque
de voir des groupes sunnites, inspirés par al-Qaida, s'en prendre aux Casques
bleus stationnés dans le sud du pays. Il y a maintenant au Liban des
contingents français, espagnols, italiens, turcs et des forces navales
allemandes. Soucieux de ne pas être accusé d'attaquer la Finul, le Hezbollah,
doté d'un service de renseignement humain très efficace, surveille de près les
sunnites. Dans chaque village, au Sud-Liban, et dans le quartier chiite de
Beyrouth, il dispose d'un réseau d'informateurs pour collecter l'information au
plus près. De plus, la dernière guerre a montré les capacités d'espionnage de
la guérilla chiite. Au début du conflit, le Hezbollah a utilisé un drone en
territoire israélien pour obtenir des photos aériennes des positions ennemies.
De plus, quand les Israéliens ont pénétré au Sud-Liban, ils ont retrouvé leurs
propres photos satellites identifiant des caches d'armes dans les bunkers du
Hezbollah...
Il y aussi le problème des bombes à fragmentation lancées
par Israël dans le sud du pays après l'annonce du cessez-le-feu. Selon des
spécialistes du déminage à l'oeuvre sur le terrain, il faudra peut-être
quarante ans pour déminer cette région infestée de bombes. A chaque nouveau
conflit, c'est une couche supplémentaire qui s'ajoute !
Le Hezbollah a-t-il un vrai programme politique ? Est-ce un
danger pour la démocratie au Liban ?
A mon avis, le Hezbollah est le seul parti, peut-être avec
le mouvement du fils de Rafic Hariri, à ne pas être corrompu. Il jouit d'une
vraie popularité auprès des habitants chiites du Sud-Liban et de la banlieue
sud de Beyrouth. Il a une influence grandissante dans le pays où les chiites
sont les opprimés et les dépossédés, toujours ignorés par les chefs et
patriarches du gouvernement libanais. Depuis sa naissance en 1982, et jusqu'à
aujourd'hui, le Hezbollah a perdu beaucoup de combattants. Il a une carte à
jouer après cette crise. D'ailleurs, en public comme en privé, il affirme ne
pas vouloir instaurer de république islamique. Aussi, il sera impossible pour
le pouvoir de continuer à ignorer le Hezbollah. Il sera nécessaire pour le
gouvernement d'ouvrir ses portes aux chiites. Même si, en appelant à la
désobéissance civile, le Hezbollah joue avec le feu...
Quelle est votre analyse de la stratégie de Bush, qui entend
«remodeler le Moyen-Orient» ?
La politique du président Bush au Moyen-Orient est un
véritable échec. La campagne d'Irak s'est transformée en désastre, le conflit
israélo-palestinien fait du sur-place et la dernière guerre au Liban n'a fait
que détruire le pays. Cette stratégie de «Grand Moyen-Orient» conduit la région
dans une nouvelle tourmente. Elle consiste à diviser le monde arabe entre
chiites et sunnites, entre chrétiens et musulmans... A l'Ouest, nous aimons
diviser ou voir le monde avec des cartes séparant les communautés. Bush parle
de démocratie, mais il ne fait que semer la division dans le monde arabe.
Quelle a été votre démarche pour l'écriture de ce livre de
près de 900 pages ?
Ce récit est le fruit de plus de trente ans de reportages
au Liban et dans le Moyen-Orient. C'est un travail de reporter. Depuis que je
couvre la guerre dans cette région en ébullition permanente, j'ai gardé des
montagnes de carnets, de coupures de presse, de notes personnelles et de
comptes rendus, parfois gribouillés sur des vieux papiers que j'ai conservés
dans des sacs de linge et de duty-free à l'aéroport de Beyrouth. La plupart
d'entre eux portent sur le Liban, comme une chronique de la destruction d'une
nation et d'un peuple sur plusieurs décennies. C'est donc un livre de
témoignages, un regard personnel sur l'histoire du Liban, ses espoirs, ses
tragédies, ses épisodes sanglants. J'ai toujours pensé le journalisme comme un
grand challenge contre les pouvoirs en place. C'est dans cet esprit que je
réalise mes enquêtes de terrain, au plus près des acteurs du conflit et des victimes,
pour dénoncer les massacres, les oppressions ou les injustices.
* Liban,
nation martyre, par Robert Fisk, A&R
Editions, 29 euros.
Les peoples aiment Robert Fisk
Vivienne Westwood: "je prendrais Robert Fisk comme ministre des affaires étrangères" 2007
John Malkovich: "J'aimerais tuer Robert Fisk" 2002
Daniel Craig (James Bond): "Robert Fisk est mon héros" 2006
Robert FISK
Robert Fisk est un journaliste de renommée internationale basé au Moyen-Orient. Il couvre les faits du Caire à Istanbul, et de la Mecque à Kaboul.
Voici le communiqué de presse sur son livre:
Ecrit par un des journalistes anglais les plus
reconnus, ce livre remarquable est un récit épique du conflit Libanais par un
auteur qui a été le témoin de plus de trente ans de carnage à Beyrouth. C’est
une histoire de trahison des démocraties occidentales et de lutte contre la
sphère d’influence américaine au Moyen Orient. Ce livre rappelle aussi, avec
forces détails l’onde dévastatrice des premières attaques suicides (Drakkar
1983) contre les Français et les Américains.
Dans un récit qui est un reportage de guerre en
même temps qu’une analyse politique, Robert Fisk décrit les méandres de la
guerre civile libanaise, des invasions israéliennes qui s’en suivirent, les
milices libanaises et leur brutalité qui n’épargna personne, les marines
américains et légionnaires français qui furent pris au piège libanais, dont
beaucoup ne revinrent pas, et les Israéliens qui tentèrent d’imposer leurs
hommes de paille, avant de commettre avec leur invasion de 1982, leurs premiers
crimes de guerre.
Leur
retrait en 2000 et l’élection d’Ariel Sharon allaient donner un espoir énorme à
la population libanaise.
Cette première version française de Pity the
Nation, le livre à succès de Robert Fisk, comprend aussi le récit de
l’assassinat de Rafik Hariri, que Fisk a vu se perpétrer sous ses yeux. Et
l’invraisemblable enchaînement de violence qui a suivi depuis, jusqu’à susciter
une guerre avec Israël. La version française de Pity the Nation comprend 60
pages de plus que la version anglaise.
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« Robert Fisk est l’un des plus remarquables
reporters de sa génération. Comme correspondant de guerre, il est inégalé. »
Financial Times.
« L’immense ouvrage de Robert Fisk sur les
désespoirs de la situation libanaise est parmi les livres les plus aboutis sur
la question, ainsi que parmi les plus douloureux et incisifs…. « Liban,
nation martyre » est de fait la somme personnelle, finale et définitive de
défaites et de souffrances inutiles, la triste compilation des échecs
successifs au Liban des Palestiniens, des Libanais, des Israéliens, des
Syriens et de bien d’autres… » Edouard Said.
« Un témoignage bouleversant sur la faillite des politiques à préserver
l’humanité d’elle-même. » Sunday Times.
« On reste pantois … face à l’énergie (de Robert Fisk), son engagement et son courage à couvrir les pires conflits contemporains ; on se demande aussi comment Fisk parvient encore à écrire, sain d’esprit, après avoir été témoin d’une telle barbarie. » Literary Review.
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Robert Fisk est le correspondent au Proche-Orient du quotidien britannique The
Independent, basé à Beyrouth. Cet ouvrage, largement acclamé par la critique
internationale, est le fruit de plus de trente années de reportage au Liban, où
il a couvert la guerre civile, deux invasions israéliennes et le conflit de
l’été passé avec le Hezbollah. Eduqué en Grande Bretagne et en Irlande, Fisk a
reçu plus de prix journalistiques _ 24 _ que n’importe quel autre grand
reporter pour sa couverture de la révolution iranienne, des guerres du Liban, du
Golfe, du Kosovo et d’Algérie. Il a reçu le prix Amnesty International en 2000
pour ses reportages en Serbie pendant les bombardements de l’OTAN et le David
Watt Memorial Award en 2001 pour sa couverture du Proche -Orient.









